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- Andrés Lapique do Barro -
![]() (1947-1989) Biographie o-o-o-o-o ![]() Andrés
Lapique do Barro dit
Andrés do Barro
naît le 1er octobre 1947 au Ferrol, le grand port
de la côte galicienne, dans une famille de marins et de
militaires. Guère
attiré par la tradition familiale, il consent
néanmoins à commencer une
formation dans la marine marchande qu’il abandonne
bientôt pour se consacrer à
la musique et à un groupe musical à la fin des
années soixante. En novembre
1969 il crée la surprise en sortant un 45 tours
chanté en galicien, langue
latine véritable passerelle linguistique entre le castillan
(espagnol) et le
portugais. Le jeune homme est bientôt en
tête du “hit parade” de toutes les radios
espagnoles.
Une performance tout à fait inhabituelle dans un pays
où est prônée à
l’époque
l’unité nationale autour de la seule langue
castillane (espagnol). Mais la jeunesse
d’Andrés do Barro, la fraîcheur de ses
chansons entre tradition et rock, son
côté résolument artiste, balaient tous
les soupçons de revendications
politiques. Il se présente ainsi que ses oeuvres de la
manière suivante : « Je
m’appelle André et je suis galicien.
J’ai connu un Galicien qui disait
que cela l’ennuyait de l’être parce
qu’on lui faisait toujours remarquer. Moi,
aussi on se rend compte que je le suis, mais j’en tire
orgueil. J’adore ma
terre natale, tout au nord de l’Espagne, cette verte et
lointaine Galice,
primitive et oubliée, mais mère combien fertile
d’hommes qui ont semé leurs
vies par toutes les terres de l’Espagne, du Portugal et de
l’Amérique. C’est
cette Galice d’ici bien présente et la Galice
lointaine et nostalgique, qui ont
conditionné ma musique. Elles m’ont fait
écrire peu à peu les notes toutes
simples de mes chansons. Vos éloges et vos critiques seront
une part importante
de ce travail, que nous avons réalisé. » «
Mes
chansons d’aujourd'hui sont en galicien parce que
c’est ainsi que je les
ai senties et parce que je peux participer avec tout mon
intérêt et mon
affection à rendre sa dignité à ma
langue maternelle, tombée durant de
nombreuses années dans le plus cruel des
mépris. » (Andrés
Do
Barro, 1970)
Andrés
do Barro et ses musiciens sortent plusieurs
disques avec des chansons comme “O tren”,
“Corpiño Xeitoso”, “San
Antón” et “Pandeirada”.
Le jeune Galicien devient une
véritable idole pour les jeunes Espagnols des
années soixante-dix. Quelques
uns des 45 tours d'Andrés do Barro ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() .La
carrière du jeune Galicien est cependant
de courte durée. On n'entend plus parler de lui à
partir de 1976. Il n’a sans
doute pas su gérer sa carrière. Certains parlent
également de surmenage et d’une
vie déréglée. Il part un temps au
Mexique. De retour en Espagne, il meurt le
22 décembre 1989, il n’avait que quarante deux
ans. Il laissait une petite fille Andrea. ![]() La Galice, terre d’origine de nombreux Espagnols qui émigrèrent notamment à Cuba, encore espagnol jusqu’à la fin du XIXème siècle (1898). Le propre père de Fidel Castro, Ángel Castro Argiz est un Galicien, né en 1875 dans le petit village de Láncara, à une trentaine de kilomètres au Sud-Est de Lugo. Son fils aîné Ramón rendra visite à sa tante restée au pays dans les années 50. Le « lider máximo » lui-même visitera le village, berceau de sa famille paternelle, en 1992. |
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| Page créée en 2007 - Dernière mise à jour : le 15 novembre 2008 |
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