- Joselito -
joselito
(1943 -            )
Biographie
 
 Filmographie


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Josélito, de son vrai nom José Jiménez Fernández, naît le 11 février 1943 à Beas del Segura, petite ville agricole d’Andalousie entre Jaén et Albacete. Il appartient à une famille très humble et il est le dernier de sept enfants. Dès sa petite enfance, il s’intéresse aux danses et chants de sa province natale et gagne des petits concours organisés dans les fêtes de village. Quand un de ses frères aînés, Antonio, décide de partir à vélo pour Valence, pour tenter sa chance dans ce grand port méditerranée, il emmène sur son porte - bagage son petit frère José qui a refusé de se séparer de lui. Pour gagner le vivre et le couvert durant le voyage, le petit José chante et danse dans les auberges. Il est alors embauché par un riche marchand de bétail pour animer une réunion où il est remarqué par le scénariste Antonio Guzmán Merino qui le présente au réalisateur Antonio del Amo. C’est le début d’une incroyable carrière pour le petit garçon. Il a également l'opportunité d'être entendu par le chanteur et acteur français d’origine espagnole Luis Mariano, qui le découvre alors qu’il effectue un tournage dans la région de Valence et qui l’emmene avec lui à Paris, et lui permet de faire une première télévision aux côtés de Maurice Chevalier.

José Jiménez Fernández ayant pris comme nom de scène le diminutif de son prénom, Joselito, tourne son premier film en 1956. Il a alors près de treize ans mais sa petite taille et son allure encore très enfantine lui permettent d’endosser un rôle beaucoup plus jeune. Le film est tourné sans grands moyens en noir et blanc et sans vedette très en vue. Mais c’est un immense succès non seulement en Espagne, mais aussi en France, en Italie et en Afrique du Nord, et bien sûr dans les pays américains de langue espagnole. Décidément après le triomphe du petite Pablito Calvo dans « Marcelin, pain et vin » (1955), l’Espagne exporte au mieux ses petits prodiges. Suivent encore quatre films sous la direction d’Antonio del Amo dont « L’enfant à la voix d’or » (1957) présenté à la Mostra de Venise et "Écoute ma chanson" (1959) qui, produit dans une Espagne notoirement anticommuniste, va même être diffusé dans la Yougoslavie de Tito (cf affiche ci-dessous :  Majko slušzaj mojupesmu ). Josélito devenu un véritable ambassadeur de l'Espagne, présente ses films dans bien des pays et se retrouve à Cuba au moment où Fidel Castro s'empare du pouvoir. Dans «Le petit colonel» (1960), reconstitution de la fin du XVIIIème espagnol, Joselito est un jeune noble escroqué par son oncle joué par Tomás Blanco, toujours excellent en méchant, tandis que son père, interprété par José Nieto, a été nommé à un poste important dans une vice-royauté de l'Amérique espagnole. Enlevé malgré le jeune aide de camp de son père, interprété par Carlos Larrañaga, Joselito va bientôt faire la loi parmi les bandits de grands chemins et ce, malgré l’hostilité temporaire de l’un d’entre eux que l’on surnomme Vinaigre (Fernando Sancho). Bien sûr tous les films de Joselito sont ponctués de ses chansons sur des thèmes populaires, mais aussi des œuvres classiques ou contemporaines. Il enregistre de nombreux disques vinyles. Ses complaintes ont un tel succès que même Pier Paolo Pasolini en fait l’une des illustrations musicales de son film « Mamma Roma » (1962) avec Anna Magnani.

Un des nombreux disques de Josélito (édition France)

Josélito commence également une carrière internationale et tourne  « Josélito à Porto Rico» (1960) de René Cardona, avec un autre petit acteur prodigieuse, le Mexican Cesáreo Quezadas dit Pulgarcito (Le petit Poucet) ; et «Le cheval blanc » (1962) de Rafael Baledón, avec le grand chanteur et acteur mexicain Antonio Aguilar (1919-2007).  Puis Josélito retrouve de nouveau Antonio del Amo que le dirige dans  « Bello recuerdo/Así era mi madre » avec la célébrissime Libertad Lamarque, et dans un rôle secondaire la grand-mère de tous les films mexicains de l'époque Sara García. En 1963 Joselito apparaît dans une coproduction franco-espagnole réalisée encore par Antonio del Amo,
« Le secret de Joselito / El secreto de Tomy / Tomy's secret » avec Alfredo Mayo.  Et les affiches de cinéma françaises annoncent "Le premier film français de Josélito" . En fait l'histoire se passe  à Madrid et ce n'est que dans la distribution que l'on retrouve quelques acteurs de l'hexagone! 


Des livres et des bandes dessinés ont pour héros  Joselito

Mais Joselito a déjà vingt ans malgré sa petite taille. Sa voix reste pourtant belle même si elle n’est, bien sûr, plus celle d’un enfant. Les réalisateurs essaient de lui donner des rôles plus en accord avec sa personnalité d’adulte notamment Rafael Gil qui lui fait jouer en 1965 le rôle-titre du film  «La vida nueva de Pedrito de Andía» (Titre français assez mal choisi : « Le petit Andalou ») adapté du  roman de Rafael Sánchez Mazas (1894-1966). Dans la coproduction italo-franco- espagnole «Loca Juventud» (encore mal intitulée en français « Le petit gondolier »), Joselito issu d’un milieu très aisé mais aux mauvaises fréquentations va devoir s’assumer. En 1966 l’acteur refait une dernière coproduction hispano-mexicaine « Joselito vagabundo » (En Espagne : « El falso heredero ») mise en scène par Miguel Morayta sur un scénario d’Antonio de Jaén. À la mort de Cesáreo González, le producteur de la majorité de ses films, Joselito décide de financer le drame contemporain «Prisioniero en la ciudad» (1969) dont la réalisation est confiée à Antonio de Jaén, l'un de ses scénaristes habituels. Il en est le principal protagoniste. Mais l’œuvre sort presque inaperçue. José Jiménez Fernández  qui n’a même pas la trentaine doit mettre fin à sa carrière après avoir tourné quatorze films en treize ans. Il se lance alors dans la direction d’une agence de communication. On lui prête ensuite une activité de mercenaire en Afrique notamment en Angola où excellent fusil, il approvisionne certaines factions en viande fraîche. Il est également impliqué dans des trafics de drogue et connaît un temps de graves problèmes d’addiction.

Les téléspectateurs le revoient enfin en 2003 à la télévision espagnole à l’occasion d’une rétrospective de ses premiers films. Désormais soixantenaire mais semble-t-il assagi et apaisé, José Jiménez Fernández dit Joselito réside dans la région de Valence, avec son épouse Mari-Fe et ses deux filles. Mais quelle vie que la sienne! Une  biographie autorisée de Joselito est parue en 2003. Il s’agit du  livre de Manuel Manzano  (Ed. Martínez Roca) dont le titre «La jaula del ruiseñor/La cage du rossignol » résume assez bien  l’incroyable et difficile destin de cet homme qui est à jamais le petit héros plein de courage et de noblesse mais un brin malicieux, qui a enchanté bien des familles à l'époque des années soixante où il existait encore un florissant cinéma de l'enfance sans effets spéciaux ni thèmes fantastiques, notamment en Espagne.

 

La jaula del ruiseñor de Manuel Manzano  (2003) Ed. Martínez Roca.



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FILMOGRAPHIE DE JOSELITO

1.- El Pequeño ruiseñor/ The Little Nightingale/Il canto dell' usignolo/ Le petit vagabond/ Die kleine nachtegaal (1956)
de Antonio del Amo
   il canto dell usignolo  

2.- Saeta del ruiseñor/L’enfant à la voix d’or (1957)
de Antonio del Amo
   

3.- El ruiseñor de las cumbres/Le rossignol des montagnes (1958)
de Antonio del Amo



4.- Escucha mi canción/ Écoute ma chanson/Majko slušzaj mojupesmu  (1959)
de Antonio del Amo
    majko sulsaj mojupesmu
 
luister naar mijn lied
(Affiche belge en français et en flamand)

5.- El pequeño coronel/Le petit colonel/The little colonel/Il piccolo colonnello (1960)
de Antonio del Amo
 il piccolo colonnello


6.- Aventuras de Joselito y Pulgarcito/Aventuras de Joselito en América/ Adventures of Joselito & Tom Thumb/
/Joselito in America /
Joselito vrati se iz Meksika (1960)
de René Cardona (Coproduction hispano-mexicaine)
 joselito in america  



7.- Los dos golfillos/Historia de dos pilletes/ I due monelli (1961)
de Antonio del Amo
 

8.- Bello recuerdo/Así era mi madre/ Mon ami Josélito/Il figlio rapito (1961)
de Antonio del Amo
 

  

9.- El caballo blanco/Bello recuerdo/The White Horse/Le cheval blanc/Il ritorno di Joselito(1962)
de Rafael Baledón


10.- El secreto de Tomy / Le secret de Joselito / Tomy's secret (1963)
de Antonio del Amo
el_secreto_de_tomy
avec Alfredo Mayo

11.- La vida nueva de Pedrito Andía/ Joselito se enamora/Le petit Andalou (1965)
de Rafael Gil
     



12.- Loca juventud/El gondolero/Questa pazza, pazza, pazza, gioventú/Le petite gondolier (1965)
de Manuel Mur Oti
(
Coproducción : Francia/Italia/España)
   

13.- Joselito vagabundo/El falso heredero/Le gamin de Porto Rico (1966)
de Miguel Morayta

(Coproducción : Méjico/España)
   le gamin de Porto Rico»


14.- Prisionero en la ciudad (1969)
de Antonio de Jaén
 prisionero_en_la_ciudad


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Fiche créée en  2007 -  Dernière mise à jour :  05 - 03 - 2009
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