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Alfredo Mayo -
1942
¡A
mí la legión!
(À
moi la légion ! )

Affiche
du film réalisée en 1942 par José
Peris Aragó(1907-2003) |
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Argumento
: Jaime Garcia Herranz, Raúl Cancio
Scénario : Luis Lucia Mingarro
Secrétaire de direction: Fernando Roldán
Chef de production: Joaquín Cuquerella
Scripte: Remy Sicilia
Photographie - Premier opérateur: Alfredo Fraile
Photographie - Deuxième opérateur: Tomás Duch
Assistant opérateur: Pedro Rovira
Maquillage: Arcadio
Montage: Margarita de Ochoa - Antonio Canovas
Musique : Maître Juan Quintero
Décors: Emilio Ferrer
Réalisation des décors : Bronchalo
Ingénieur du son: Enrique la Riva
Son: Rivaton
Mobilier: Miró
Vestiaire : Cornejo
Conseillers militaires:
Commandants Marcial Torres y Luis Meléndez
Capitaines Sentis y Prada
Conseiller protocole : Fernando Baldasano
Produits par CIFESA & UPCE
Distribué par CIFESA S.A.I

Feuillet programme 1942
Programme double - page extérieure - 1942
Programme double - page extérieure - 1942
Durée d'origine : 82 minutes
Extérieurs : Protectorat espagnol au Maroc
Sorties en salle :
Publicité pleine page dans numéro revue "Primer Plano" du 10 mai 1942
11-05-1942 à Madrid - Cinéma Avenida
15-05-1942 à Barcelona- Cinéma Femina.
o-o-o-o-o
I.- Interprètes
Alfredo Mayo (Le "Grajo"), Luis Peña
(Mauro), Manuel Luna (Le commandant de la 4ème Cie
d'Étrangers), Miguel Pozanco (Curro), Pilar Soler (Leda), Manuel
Arbó (Ionesco, le chambellan du prince Oswaldo), Rufino
Inglés (Le capitaine Romero), Fortunato Bernal (Rodete),
Arturo Marín (Samuel), Fred Galiana (Rodríguez), et la Légion Étrangère Espagnole.
II.- L'histoire
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Le récit commence par
l’engagement dans la Légion Etrangère
Espagnole
d’un certain Mauro (Luis Peña) originaire de
"Slonie", petit
pays
fictif d’Europe
orientale. L'apprenti légionnaire est incorporé
au
4ème bataillon du 1er régiment
d'Étrangers. Le pittoresque
Curro (Miguel Pozanco)
l'initie à la vie légionnaire. Mauro
récupère au péril de sa vie un
légionnaire dit le
«Grajo» blessé
lors d’un affrontement avec
les
tribus
hostiles du Rifn, et petit
ami de la cantinière Leda (Pilar Soler). |
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Le
distingué Mauro devient l’ami du très
populaire « Grajo », (surnom
tiré du nom
espagnol d'une sorte de corbeau), beau parleur et
l'un des plus valeureux légionnaires de la
formation. Mais après les
épreuves, c’est le réconfort ! Et nos
amis font une
virée à Tétouan. Commencée
sobrement dans un café arabe où l’on ne
sert que
du thé, la soirée se termine
bientôt dans un cabaret où chacun paie sa
tournée. |
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Leda (Pilar Soler),
Curro, le « Grajo »
et Mauro (qui a présumé de ses
capacités de
résistance à l’alcool), sont
particulièrement éméchés.
Mauro provoque
une bagarre en invitant une
jeune femme. Pour calmer le jeu, la lumière est
éteinte. Quand elle est rallumée, on trouve le
cadavre
d’un homme et le couteau de Mauro. Le « Grajo
»
essaie de faire parler le légionnaire qui
malheureusement, complètement
hébété, ne se
souvient de rien. |
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Les chefs de Mauro, le
commandant de la 4ème Bandera (Manuel Luna) et le capitaine
Romero (Rufino Inglés) ne croient pas
à la culpabilité du légionnaire, mais
ne peuvent empêcher son arrestation.
Leda pense que le morceau de tissu
trouvé dans la main de l’homme
assassiné provient
de la tunique d’un usurier juif (Arturo Marín?). Le «Grajo» le fait avouer.
Mauro
innocenté quitte cependant la Légion
à l’arrivée d’un
mystérieux courrier . |
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Dix ans ont passé, le
«
Grajo » traîne sa misère en
"Slonie" où il est arrivé dans
l’espoir de retrouver
son ami Mauro. L'ancien soldat est alors recruté
pour
tuer le prince régnant de ce petit pays : "Il doit
être
tué non pas parce qu'il est un mauvais mais parce qu'il est
prince". Mais le "Grajo" se retire
de l’affaire peu convaincu de sa
légitimité. Le
lendemain, il découvre que le monarque
est l’ancien légionnaire Mauro. Il le
prévient du
danger. |
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Le prince régnant Oswaldo
de Slonie raconte à son ami qu’il
s’était engagé dans la
légion car son père
lui interdisait de se marier à sa guise, et le «
Grajo » lui dit qu’après la
légion, il n’a pas pu rentrer en Espagne mais
reste discret sur la raison
exacte de son exil (une histoire de femme et plus encore). Devenu
un proche du
prince Oswaldo de Slonie, le « Grajo »
apprend lors d'un bal officiel qu’un soulèvement
militaire vient d'avoir lieu en
Espagne. |
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Nous sommes en juillet
1936,
le « Grajo » regagne aussitôt
son pays natal et
s'engage de nouveau dans la Légion où il
retrouve ses
officiers et ses vieux copains mais aussi de nouveaux
légionnaires. Bientôt le prince Oswaldo
redevenu le légionnaire Mauro se joint
à eux. Le
film se termine sur l’image du « Grajo »
et de Mauro
qui escaladent
une colline avec le drapeau aux couleurs de l’Espagne
d’avant la République. |
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Années 1940 : Bandes dessinées- ed. Valenciana
et novélisation du film - ed SGE de libreria - Barcelone
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III.- Remarques
"¡A
mí la
legión!" (1942) est le troisième film de
Juan
de Orduña et son deuxième
parlant en ce début des
années quarante où il met en scène des
histoires très marquées par la guerre
civile (1936-1939).
La Légion Espagnole qui s'est rangée du
côté des militaires hostiles au gouvernement
républicain se doit d'être mise
particulièrement
à l'honneur. "¡A mí la
legión!" est presque
un sujet de commande pour le réalisateur qui, par
tempérament, est beaucoup plus porté vers les
comédies que vers les films belliqueux.
"¡A mí la legión!" (1942) de Juan de
Orduña, avec Alfredo
Mayo,
est sans doute l'un des plus célèbres
films
espagnols traitant de la Légion
Etrangère Espagnole. Mais en 1935 le
réalisateur français
Julien Duvivier
avait lui aussi déjà abordé le sujet dans "La bandera"
(1935)
avec Jean Gabin. Aussi nous ne manquerons pas nous poser cette question:
Deux
films, deux conceptions, un même sujet?
3.1.- Le
scénario
L'argument-scénario de ¡A mí la legión! est fait dans
l'improvisation avec des copains qui ne sont pas forcément
des
spécialistes comme l'acteur Raúl
Cancio et
le futur réalisateur mais pour l'instant encore avocat
conseiller juridique de la compagnie cinématographique
espagnole CIFESA, Luis Lucía Mingarro. On est donc
bien
loin des conditions d'élaboration du scénario
très
fouillé du premier film parlant
fait sur la Légion
Etrangère Espagnole en 1935 par Julien Duvivier, " La
bandera" qui est
recopié presque mot pour mot du livre
du même non écrit par Pierre Mac Orlan en 1931.
3.2.- les
personnages
Les
personnages de "¡A
mí la legión!", sont tous des Espagnols
à
l'exception de Mauro originaire de "Slonie" (pays imaginaire d'Europe
orientale), Des légionnaires majoritairement
espagnols,
c'est bien la réalité de la Légion
Espagnole
(contrairement à ce qui se passait dans la Légion
Française bien plus cosmopolite), qui malgré ses
statuts
qui
lui permettait de recruter les étrangers, a eu surtout et dès le
début des volontaires espagnols.
Duvivier et Mac Orlan font
donc une erreur en ne mettant en avant dans le roman et le film" La
bandera" que des
légionnaires
étrangers et même anglais!
3.2.1.- Les héros
Les
héros de "¡A
mí la legión!" sont Mauro, un
élégant
prince étranger devenu légionnaire et
joué par le
beau Luis
Peña
déjà présent dans "¡Harka!"
l'année précédente, ainsi
que le "Grajo" un
homme du peuple espagnol déterminé et loyal
(Alfredo
Mayo). Tout le contraire des anti-héros de " La
bandera
française", un assassin des milieux populaires parisiens (le
"grognon" Jean Gabin) et un Espagnol presque
proxénète
informateur de la police joué par le
cauteleux Robert
Le Vigan.
3.2.2.- Les seconds rôles
Les seconds rôles de ¡A mí la legión! sont
excellents notamment celui de
Curro (Miguel Pozanco), vieux légionnaire enjoué,
au
passé de
torero de second ordre, et à l'accent andalou
prononcé.
Les officiers déterminés et
sévères sont
néanmoins capables d'humour et de familiarité.
Ils font
beaucoup plus vrais que, par exemple, Pierre Renoir qui, borgne,
manchot
et sans chaleur, se veut l'évocation, dans "La
Bandera
française", du lieutenant- colonel Millán Astray,
premier
commandant de la Légion Espagnole, et il en
devient caricatural.
3.2.3.-
Le méchant de ¡A mí la
legión!
Tandis que le méchant de "La
bandera"
de Jean Duvivier est le policier espagnol Fernando Lucas (joué par Robert Le Vigan) qui recherche
un assassin (Jean Gabin), le
méchant de "¡A mí
la legión!" est un usurier juif. Le film est donc
désormais
taxé d'antisémitisme.
Nous ne voulons pas, bien évidemment,
contredire cette
analyse. Rappelons
néanmoins que jusque dans la première
moitié du XXème la caractérisation par
représentations
catégorielles est relativement courant (et pas seulement en ce qui concerne les Juifs).
Des personnages stéréotypés apparurent
ainsi
dans de nombreux romans et pour revenir au cas
précis des
Juifs nous pouvons citer notamment le
personnage de Fagin, "l'infâme
chef de la bande de voleurs-assasins" imaginé en 1838 par
Charles Dickens dans son fameux "Olivier Twist"; l’Éphraïm
Luska du roman " Les inconnus dans la
maison" (N.R.F.-Gallimard
-1940) de Georges Simenon et qu'interpréta Marcel Mouloudji
dans
l'adaptation
cinématographique d'Henri Decoin en 1942; et même
on dit que le producteur de films, Rastapopoulos, lorsqu'il
apparaît dans les premiers
albums de Tintin (1934) n’était pas grec...
En outre l'Espagne
de Franco, bien que régime
autoritaire, n’a jamais promulgué de lois
antisémites comme dans d'autres pays
d'Europe à la même époque. Durant la
second guerre
mondiale, les Juils de la partie française du Maroc purent
se
réfugier dans la partie espagnole; des Juifs depuis
la
France métropolitaine purent passer en Espagne et quelques
Juifs
de Grèce (de très ancienne origine
espagnol et
presque de l'époque des Rois Catholiques) purent
bénéficier de passeports espagnols pour
échapper
aux persécutions des Nazis. L'obsession du
général Franco et son combat étaient
essentiellement
antibolcheviques. Mais c'est aux historiens d'aujourd'hui, ce
que nous ne
sommes pas, de présenter les faits et de recouper les
informations en
provenance de sources différenciées et
vérifiées en se gardant de faire de
l'anachronisme qui consiterait à juger la
réalité du
passé avec les yeux et la mentalité
d'aujourd'hui.
Pour en revenir à notre malheureux
usurier,
joué par Arturo
Marín, il apparaît dans trois
scènes de très courte durée qui
permettent à
Mauro d'être emprisonné et au "Grajo" de le faire
libérer.
3.2.4.- Les femmes de ¡A mí la
legión!
Parmi les femmes de ¡A mí la
legión! on
note la présence d'une
cantinière en
uniforme, Leda, jouée par Pilar Soler, la petite amie du
"Grajo".
Si la légion espagnole de l'époque n'avait pas de
Dames
Légionnaires comme aujourdhui, avait-elle des
cantinières ? En tout cas les scénaristes ont
limité
le seul élément féminin d'importance à une
fille sympathique,
une excellente et courage collègue, une bonne
représentation cinématographique sans doute des
femmes
espagnoles
qui s'étaient très impliquées
auprès des
combattants des deux bords pendant la guerre civile. Tout le contraire
des femmes du
film " La
bandera" de
Duvivier : les sensuelles "Mauresques", ou beaucoup
moins
convenables
encore les prostituées, les Andalouses qui dansent les seins
nus et
même les travestis pathétiques des
cafés
fréquentés par Jean Gabin à Barcelone.
Ce qui est
sûr c'est que Leda la cantinière n'a pas froid aux
yeux,
et a une
bonne
capacité à faire la fête et
à boire. C'est
elle qui va trouver l'indice qui permettra au méchant
d'être démasqué. Bref, tout le
contraire de la
femme fatale.
3.3.- La
musique et
les chants
Dans
le
film d'Orduña, les intermèdes
musicaux (chantés et joués) sont nombreux et
d'excellente
qualité (C'est sans doute
lié aux talents et goûts musicaux
du réalisateur). Les musiques et chants militaires
traditionnels de la Légion Espagnole illustrent
également
très bien les scènes. Les textes satiriques
entonnés par les légionnaires lors des marches ou
dans
les
moments de détente apportent un côté
humoristique
beaucoup moins présent dans la " La
bandera" de Duviver, qui
comme
bien des films français, est très
"parlant".
3.4.- L'ambiance générale des deux films
Les
rapports entre les
légionnaires de "¡A
mí la legión!" sont des
rapports très forts de camaraderie, voire même de
père à fils (cf au début du film la
très
belle scène où une jeune
recrue meurt
dans les bras du "Grajo"). C'est un film qui a
été,
bien sûr, fait par ceux qui ont
gagné la guerre, après un terrible
conflit de près de
trois ans. On croit comprendre que Le "Grajo" a quitté la
Légion, à l'avènement de la
République et
n'a pas remis les pieds en Espagne métropolitaine
(à
cause d'une femme ... Il n'en dit pas plus). Par
contre, lorsqu'il apprend le soulèvement militaire, il
n'hésite pas et il sait où est son devoir,
rejoindre la
Légion qui s'est rangée du
côté des
insurgés pour la défense d'une certaine
idée de l'Espagne
partagée par de nombreux Espagnols. À noter que
si les "brigades
internationales" qui se portèrent au secours de la
République espagnole sont très connues, il y eu
aussi des
volontaires étrangers dans le camp franquiste, le personnage
du
prince Mauro, pouvant en être le symbole... C'est donc tout
le contraire de l'individualisme
forcené que est la constance de "La
bandera"
française"
où Jean Gabin, un perdant en fuite, tel le héros
d'une tragédie
antique, se rapproche seul et sans appui d'un destin qui ne pourra lui
être que fatal tandis que dans "¡A
mí la legión!", il n'y a pas de
fatalité, ce sont
les hommes qui décident de leur avenir, de celui de leur
pays et, par conséquent ils gagnent.
Si le sujet vous intéresse, nous vous présentons quelques éléments complémentaires sur La Légion
Étrangère Espagnole au cinéma et sur le film français "La bandera" (1935) de Julien Duvier dans nos pages consacrées au protectorat espagnol au Maroc (1912-1956).
3.5.- Alfredo
Mayo
et "¡A mí la
legión!"
Alfredo
Mayo a trente-et-un ans
lorsqu'il interprète le "Grajo" . A titre d'anecdote, Jean
Gabin avait le même âge lorsqu'il jouait en 1935,
Pierre
Gilieth dans " La
bandera ".
Alors que la guerre civile vient de se
terminer, le
film est
évidemment un divertissement militant
apprécié par les spectateurs de
l'époque.
L'oeuvre française c'était plus, dans un esprit
très “Front
Populaire”, le reflet de
l'injustice
et de la révolte des pauvres contre le destin et la
misère . Nous souffrons avec Jean
Gabin lorsqu'il traîne à Barcelone et nous
souhaitons
ne jamais en arriver là. Enchantées,
nous admirons Alfredo
Mayo à la Cour du Prince Oswald. En
conséquence,
arrêtons de comparer deux choses différentes!
Un
dernier regret cependant : Comme nous l'avons
déjà dit, le long métrage espagnol a
été fait
très vite et les acteurs auraient pu donner
beaucoup plus
s'ils avaient bénéficié d'un
scénario plus approndi. C'est dommage car notre acteur
préféré se montre excellent dans
toutes les
scènes que Juan
de Orduña lui fait jouer :
l'être de compassion et de
douleur, le dragueur, le joyeux drille, le permissionnaire en
goguette, l'énergique soldat, etc. Et
même nous
pouvons l'entendre chanter, prestation rare de sa part. Il dira plus
tard apprécier tout particulièrement les
comédies
musicales, car n'en ayant jamais joué faute d'être
un bon
chanteur. Trop modeste, Monsieur Mayo!
Alfredo
Mayo retrouvera encore Juan
de Orduña pour un film en 1942 puis
l'année suivante
pour une excellente comédie...(à suivre)
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¡A
mi la legión! 1942
Réédition VHS
1995 - Divisa Ediciones - Espagne |
¡A
mi la legión! 1942
Très belle Réédition DVD - Livre
2009 -
Divisa Home Video - Espagne |
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o-o-o-o-o
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| Fiche
créée en 2007 - Dernière
mise à jour : 06/09/2009 |
| www.don-alfredo-mayo.com
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