[Accueil]
 |
-
Alfredo Mayo -
1961
Teresa de Jesús
(La vie de Sainte
Thérèse d'Avila)

Affiche et feuillet programme (dessins de Jano
) - 1961
|
Prix
Spécial du meilleur film
par le Syndicat National du Spectacle /SNE - Espagne - 1962
 |
Direction: Juan
de Orduña
Scénario : José
María Pemán, Antonio Vich, Manuel Mur Oti
Conseiller religieux : Père Pedro Tomás
Musique: Manuel Parada
Choeurs : Chanteurs de Madrid dirigés par José
Perera
Photographies: José F. Aguayo
Directeur général de la
production : José Jérez Aloza |

Affiche mexicaine
|
Distribution :
Aurora Bautista, Eugenia Zúffoli ,José Bódalo, Roberto Camardiel, José Moreno, Antonio Durán, Alfredo Mayo, Jesús Tordesillas,
Rafael Durán, Antonio Prieto,
Manuel Dicenta, Ricardo Canales, Roberto Rey, Carlos Casaravilla, Maruja Tamayo, Lina Yegros, Félix Dafauce, Antonio Riquelme, José
Luís Alvar, José Franco, Vicente Roz, Ricardo
Valle, Adriano Domínguez, Rafael Bardem, Antonio Casas, José
Alvárez Lepe, Ma Dolores Diaz, Gracita
Morales,
Denancio Benideus, Francisco Bernal, Mercedes Borque,
José Ma Cafarell, Miguel del Castillo, Joaquín
Burgos, Juan Cortes, Oscar Cortina, Rufino Inglés,
Carmen
Esbri, Monserrat Blanca,Pilar Cano, Aurora Cerdera, Dela
Conjiu,
Julia Pachelo, Josefina Ochoa, Eva Duval, Marta Grau, Paloma Lorena,
Ma Carmen Nogueras,
Margarita Lozano, Ascensión Molero, Maria Saavedra,
Conchita Sarabia, Maria de la Torre, Nati Piñeira,
Emilia
Rubio, Daniel Maro, Natalia Randal, Carmel Porcel, Angela Pla,
Margarita Torino, Eugenia Vera, Maria Yilix, Luisa Rodrigo, Angela
Doria, Francisco Marti, Joaquín Navales, Jesús
Puente,
Erasmo Pascual, José Villasante, Alfonso Goda,
José
Luís Lespe, Agustín Rodríguez,
Pedro Rodríguez,, Ricardo Ga Lillo, Guillermo
Hidalgo, Antonio Taño, Luís Rico,
Pérez
Bayod, Juan Ignacio Galván, Jiménez Escribano,
Rafael
Samaniego, Placido Sequeiros, Julio Gorestegui, J.
Luís
Elizalde, Rafael Hernández, y
Maria Luz Galicia.
|
 |
 |
| Guide CEA 1961 |
Pochette DVD - 2001 |
|
|
Production: Agrupa Films (Cooperativa)
Realisé dans les studios
CEA
Système sonore : Klankfilm -
Ciudad Lineal Madrid
Distribué en Espagne
par C.E.A. Distribución
35 Mmm - N&B.
Durée d'origine : 131
Minutes
|
| & |
I.- L'histoire
|
Le film bien
entendu nous raconte la vie de Sainte Thérèse
d'Avila,
également connue sous le nom de Saint
Thérèse de
Jésus: une femme du XVIème siècle
incroyable de
modernisme, une religieuse, mystique et écrivain, fondatrice
des
carmélites déchaussées, branche de
l'Ordre de
Notre Dame du Mont Carmel et docteur de l'église
(XXème siècle). Elle voit le jour
à Ávila
ou
Gotarrendura (Espagne) le 28 mars 1515.
Sainte Thérèse d'Avila est la fille d'Alonso
Sánchez de Cepeda qui a une partie de son ascendance
d'origine
juive convertie. Veuf avec déjà trois enfants, Alonso Sánchez de
Cepeda se
remarie avec Beatriz
Dávila y Ahumada, une noble
dame apparentée à
d'illustres familles de Castille. Elle lui donne neuf autres enfants :
sept garçons dont Pedro Alonso Sánchez de Cepeda
y
Ahumada qui gagna en 1562
ce
qui deviendra plus tard le Nicaragua avec une statue de la Vierge Marie
que les Indiens ne voulurent pas voir quitter le pays quand ensuite
l'Espagnol partit pour le Pérou; et deux filles,
Thérèse et la cadette de la fratrie, Jeanne.
Le film de Juan
de Orduña
commence quand Thérèse
interprétée par
Aurora Bautista, est déjà adulte dans un couvent.
En
effet la future Sainte qui perdit sa mère alors qu'elle
avait
douze a senti très jeune sa vocation religieuse.
Malgré
l'avis contraire de son père elle entre,
âgée de 18
ans, au couvent de l'Incarnación,
à Avila le 2 novembre 1533. Elle s'y impose des
mortifications
très dures et déjà de santé
fragile, son
état empire [Les premières
scènes du film].
Pour la soigner son père l'emmène
à Castellanos de la
Cañada, avec sa soeur. Dans cette localité
Thérèse séjourne deux ans et arrive
à
sauver du péché un prêtre qui vivait en
concubinage [Une scène du film]. Les
années ayant passé et la mort de son
père
survenue, Thérèse se retrouve dans un couvent
à
Avila, ville où les Jésuites Jean de
Prádanos et Balthasar Álvarez venaient de fonder
un
collège de la Compagnie de Jésus (1555).
Prádanos devient le confesseur de
Thérèse
[Une scène du film].
En 1557 Thérèse est encouragée par le
futur Saint François
Borgia (joué par Alfredo Mayo).
|
 |
 |
Francisco
de Borja/François Borgia
( Alfredo Mayo
), éminent Jésuite
|
reçoit
durant deux heures
Thérèse d'Avila
|
 |
 |
| Après
l'entrevue il dira : |
"Vous
le savez
bien, Dieu est en elle" |
|
|
À
la fin de l'année 1561 Thérèse
reçoit de
l'argent en provenance de l'un de ses frères
installé au
Pérou, ce qui lui permet de poursuivre son projet de
fondation
du couvent de Saint Joseph à Avila où
s'installent quatre
novices du nouvel Ordre des Carmélites
Déchaussées
de Saint Joseph [Scène avec
Thérèse qui tient une épée
entre ses mains].
Après bien des
difficultés Thérèse
peut poursuivre sa réforme avec à ses
côtés
le futur Saint Jean de la Croix chargé des hommes
de
l'Ordre. La Sainte voyage à travers l'Espagne pour
fonder
de nouveaux couvents [Scène avec le
muletier mal embouché],
notamment à Medina del Campo, Madrid,
Alcalá de
Henares, etc. Elle rencontre des difficultés
à Pastrana avec Anne de
Mendoza de la Cerda, la princesse d'Éboli,
désormais
religieuse sous le nom de soeur Anne de la Mère de Dieu, qui
continue à vivre selon un style qui ne correspond pas aux
nouvelles régles imposées par
Thérèse d'Avila [Scènes du film]...
L'oeuvre
cinématographique se termine avec la mort de
Thérèse le 4 octobre 1582 à Alba de Tormes. La future sainte avait 67 ans.
Béatifiée le 24 avril 1614 sous le
pontificat du Pape Paul V, canonisée le
12 mars 1622
(Pape Grégoire XV), elle a été
élevée au rang de docteur de l'église
au XXème siècle.
Thérèse d'Avila se
fête
le 15 octobre. Elle est la Sainte Patronne des
écrivains.
|
 |
Thérèse
de Cepeda y Ahumada en prière (Aurora Bautista)
|
&
|
| II.- Remarques |
Le
film, malgré sa durée et son thème
assez
austère, se laisse voir avec beaucoup
d'intérêt.
Bien sûr le film déjà très
long ne peut
raconter tout. Cependant on trouve beaucoup de repères qui
donnent une vision simple mais semble-t-il tout à fait
correct
de la Sainte et de son oeuvre. La reconstitution historique est
de qualité.
Le film nous donne envie, sans même vouloir aborder le
mysticisme, d'améliorer notre connaisse de cette femme
très exceptionnelle et très moderne dans ses
convictions
et sa façon d'agir. Thérèse
était en effet le témoignage du
"féminisme"
encouragé par le Christ lui-même puis par la
religion
catholique. Un état de fait qui est injustement
nié et
occulté depuis le "Siècle des
Lumières"
(XVIIIème) par les "Philosophes" et leurs successeurs.
En outre nous avons le plaisir de retrouver l'actrice Aurora Bautista
qui s'est
déjà illustrée sous la direction
cinématographique de Juan de Orduña ,
en interprétant des rôles de femmes de
caractère:
Jeanne 1ère d'Espagne, fille des Rois Catholiques, et
épouse inconsolable du défunt Philippe de
Habsbourg dit
le Beau
(Fernando Rey) dans " Locura de amor / Folie d'amour/ " (1948) et "Agustina de Aragón " (1950) une
héroïne de la guerre
d'Espagne contre les troupes de Napoléon.
Nous pouvons
également découvrir de nombreux acteurs espagnols
bien
connus à l'époque qui jouent avec beaucoup de
talent et
de conviction les rôles, parfois très courts, de
personnages historiques comme notamment et bien sûr Alfredo Mayo en Francisco
de Borja (Saint François Borgia).
Malgré l'importance de la Sainte en Espagne, dans
l'Hispanité et dans le monde catholique, "Teresa de
Jesús" (1961) de Juan de Orduña,
est le premier film parlant qui a pour sujet
Thérèse.
Notons néanmoins la première tentative
biographique
cinématographique réalisée sous le
même
titre par Francisco Beringola et Arturo Beringola en 1927. En
1984
Josefina Molina tournera pour la télévision
espagnole, un
très long feuilleton (certains diront trop long voire assez
indigeste), avec Concha
Velasco dans le rôle de Teresa de Cepeda y Ahumada, Francisco Rabal dans celui de son
père et Emilio Gutiérrez Caba,
en Jean de la Croix.
|

Pochette DVD - LAGUNA FILMS© 2005 - Northbridge -
California -EUA |
Nota 1 - Une
nouvelle fois le marché nord-américain nous
permet de
découvrir des grandes oeuvres du cinéma espagnol
en
version originale.
Maheureusement " Teresa de Jesús " (1961) de
Juan de
Orduña, dans
la version que nous avons visionnée, était
précédée de bandes annonces de films
mexicains
contemporains qui n'étaient pas du meilleur goût
et non
annoncé sur la pochette! En outre la durée
annoncée est de 131 mn (En fait 95
minutes...)
|

Pochette
DVD - Divisa Home Video © 2008 - Espagne |
Nota 2 - La
très célèbre maison
d'édition DIVISA
ediciones (Un peu l'équivalent du "René Chateau"
en
France) et qui réédite depuis 25 ans des vieux
films
espagnols, vient de sortir "Teresa de
Jesús" (1961) de Juan
de Orduña en 125 minutes. |
|
| & |
| Page
créée le 4 septembre 2008 - Dernière
mise à jour le 4 septembre 2008 |
| www.don-alfredo-mayo.com
© |
| [Retour]
[Accueil]
[Continuer] |
|