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Alfredo Mayo -
1973 La cloche de l'enfer |
![]() ![]() Autre titre original : La campana del infierno ![]() Autres titres: Les cloches de l'enfer - A due passi dall'inferno - Ein
Toter lacht als Letzter-Ein Ab in die Hölle-Brut des Satans- Glocken
zur Hölle A bell from hell - The bells - A bell of hell
de Claudio Guerín Hill ![]() Argument et scénario : Santiago Moncada Directeur de la photographie : Manuel Rojas Musique : AdolfoWaitzman Décors : Eduardo Torre de la Fuente Montage : Magdalena Pulido ![]() ![]() Production franco-espagnole : Hesperia Films SA et Les films La Boétie 35 mm - Couleur Eastmancolor - Panoramique. Durée original : 106 minutes Lieux de tournage (Espagne) : Betanzos, La Corogne, Padrón, Noya, Galapagar, Madrid Dates de sortie en Espagne: le 1er octobre 1973 à Madrid (cinéma Roxy B ) et à Barcelona (cinéma Femina) Interdit en Espagne aux moins de 18 ans à la date de sortie o-o-o-o-o I.- Interprètes Renaud Verley, Viveca Lindfors, Alfredo Mayo,
Maribel Martín, Nuria Gimeno, Christine Betzner, Saturno Cerra,
Nicole Vesperini, Erasmo Pascual, Antonio Puga, Rosetta Vellisca,
Juan Cazalilla.
II.- L'histoire
Jean (Renaud Verley) interné dans une clinique psychiatrique depuis deux ans, est autorisé à bénéficier d'une sortie de huit jours renouvelable en fonction de son comportement. Il part en moto et se fait embaucher dans un abattoir traditionnel pendant une journée. S’en suivent quelques images de sang qui gicle, de bétail encore tressautant, dépecé et éviscéré.Après une journée de travail, Jean quitte l'abattoir en disant au caissier qu’il en a suffisamment vu. Il retourne alors dans la propriété familiale que dirigesa tante Marta Alvero (Viveca Lindfors) clouée sur sa chaise roulante. C'est elle qui l'a fait interner et qui gère désormais sa fortune et celle héritée de sa mère en attendant qu'il soit éventuellement déclaré sain d'esprit. Elle vit entourée de ses trois filles : Esther (Maribel Martín), Teresa (Nuria Gimeno) et María (Christine Betzner). Nous apprenons également que la mère de Jean s’est suicidée plutôt que de continuer à vivre dans l’atmophère oppressante de sa famille bourgeoise. Jean est différemment apprécié par ses cousines. ![]() ![]() ![]()
Puis il fait des blagues de très mauvais goût, voire macabres à son entourage.Il terrorise également une femme plus âgée que lui et dont il s'était amouraché avant son internement. Cette dernière s'est mariée avec un entrepreneur de la région, (Don Pedro dans la version originale) joué par Alfredo Mayo, chargé notamment de veiller aux travaux de réfection de l'église . Jean fait tout pour gâcher la vie du couple. Devant son ex-amie, il fait semblant de s'arracher les yeux d'où dégouline un liquide rouge gluant. La femme s'évanouit, il la transporte chez elle et fait croire à un viol en laissant un message. Il couvre le visage de sa tante de miel et lance un essaim d'abeilles. Il s'entoure d’animaux sauvages, joue de l'orgue, installe un abattoir au sous-sol. ![]() Aussi Jean ne semble pas forcément avoir été hospitalisé par erreur. Ce qui se confirme avec la scène où il pend à une poulie ses cousines entièrement dévêtues. Il y a aussi une scène étonnante où il entend des voix et où il a une conversation avec un homme dans un paysage brumeux à souhait. Néanmoins il semble avoir des bonnes relations avec le vieux curé de la paroisse qui dit : "Il n'y a pas pire que les faux catholiques". À quoi Jean répond qu'il faut se méfier de tous les faux.... . Il sauve cependant une jeune adolescente mais c'est vrai qu'elle allait être violée par des notables dont Don Pedro lors d’une partie de chasse aux canards. La famille décide de se débarrasser de Jean. Il va alors décider de se venger. Le clocher de l'église sera largement utilisé dans cette histoire...
III.- Remarques
Ce film franco-espagnol sorti en 1973 s’accompagne d’une noire légende : le réalisateur Claudio Guérin Hill s'est tué le dernier jour du tournage en tombant du clocher de l’église de Noya (Galice) ou Noia en galicien. Le film sera teminé sous la responsabilité de Juan Antonio Bardem. "La cloche de l'enfer" est à la limite du fantastique où se mèlent folie, complot familial, fétichisme et sexualité. Le film reste cependant visible par ceux qui n'aiment pas le genre. Bien sûr on y trouve comme dans les films d'horreur de l'époque du sexe teinté de sado-masochisme mais l'esthètisme de l'oeuvre est certain grâce à de très belles images sur la région de Galice au Nord-Ouest de l'Espagne (paysages, architecture religieuse et urbaine, scènes de la vie villageoise). L'accompagnement sonore de qualité avec parfois des enregistrements de musiques traditionnelles et une comptine chantée par des enfants en français avec l'accent espagnol, contribuent à en faire un film à part. On peut peut-être y découvrir des réminiscences de l'esprit buñuelien du “Chien andalou” et autres topiques du Maître: yeux faussement arrachés par l'anti-héros, critique de la famille castratrice, des notables, de la religion, etc. Mais rien d'étonnant, le réalisateur a été formé à l'école nationale du cinéma de Madrid où Buñuel est loin d'y être inconnu et il fait partie d'un groupe de jeunes réalisateurs très ouverts aux mouvements d'idées de cette époque présents un peu partout dans le monde occidental et aussi en Espagne quoi qu'on ait pu dire.
IV.- Conclusion
Bref, une bonne surprise que ce film! Mais la meilleure façon de s'en faire une idée personnelle est de le regarder. Sa forme DVD (92minutes) est ressortie au début du vingt et unième siècle, en particulier dans les pays anglo-saxons (A bell from Hell/The bells) où elle semble très appréciée... Mais ailleurs aussi! ![]() ー・ ベルレーの 地 獄へ誘う鐘 Trente ans plus tard, un succès DVD international... |
| Fiche créée en 2007 - Dernière mise à jour : 16 novembre 2008 |
| www.don-alfredo-mayo.com
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