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Alfredo Mayo -
1973
Storia di Karatè...pugni e fagioli
(Traduction littérale: Histoire
de karaté...poings et fayots)
 
Autre titre original: La ley del kárate en el Oeste

Autres titres:
Siete
contra todos/Fäuste, Bohnen und... Karate! / Zwei linke Brüder auf dem
Weg zur Hölle /Karate, Yumruk ve Fasulye /Karatê, Murros e Feijão /
Karate i vilda västern / Karatekauhu lännessä Karate/Karate, Fists and
Beans
 
Affiches allemande et turque
(Au
premier plan : Cris Huerta et Dean Reed)

Pochette VHS allemande et espagnole
o-o-o-o-o
Mise en scène: Tonino Ricci
(Aussi connu sous le pseudonyme d' Anthony Richmond)
Sujet : Alfonso Balcázar
Scénario: Arpad de Riso et Giovanni Scolaro
Photographie: Jaime Deu Casas
Musique: Juniter
Décors: Juan Alberto Soler
Dialogues en anglais : Ted Rusoff
Production :
NATIONAL CINEMATOGRAFICA (Italie)
CINEMATOGRAFICAS BALCAZAR (Espagne)
35mm - Eastmancolor-Panoramique
Durée d'origine : 90 minutes
Lieu de tournage:
Esplugues de LLobregat (Esplugas de Lobregat) - Barcelone
Voir le générique complet dans la version espagnole de cette page
o-o-o-o-o
I.- Distribution
Dean Reed (Sam), Cris Huerta (Buddy Piccolo), Iwao Yoshioka (Moikako Fujibashi), Alfredo Mayo
(Colonel Randolf Quint), Fernando Sancho (Espartero), Godofredo Unger
(Freddy, le second d'Espartero), Pino Ferrara (Le jugeAngus McLeod),
Dante Cleri (Dito Stanco, le faussaire dit " la main d'or"), Sal
Borgese (Ken Stanco), Ángel Aranda (Clint Stanco), Luis
Induni (Le shériff), Renato Malavasi (Le banquier Morgan), Carla
Mancini, Francesca Romana Coluzzi (Baby Morgan), Irene D'Astrea, Gaspar
"Indio" González, Gustavo Re (Johnson), Claudio Ruffini, Ivan
Torres.
II.- L'histoire
Sam
(Dean Reed) et Buddy Piccolo (Cris Huerta)
réfugiés dans
un couvent pour trouver à manger découvre un
trésor, "la main en or de Saint Quirín".
Pour s'en
emparer ils s'associent à un escroc
réputé,
Randolf Quint, un ancien militaire dit le Colonel (Alfredo Mayo).
Par la suite le Colonel est chargé de délivrer
«
Baby » Morgan (Francesca Romana Coluzzi), la fille
du
banquier Morgan (Renato Malavasi), qui a été
enlevée par le bandit Espartero
(Fernando Sancho) et sa bande. Le cuisinier japonais Moikako Fujibashi
(Iwao Yoshioka) va bien vite
compléter le trio tandis que nous découvrons un
ancien faussaire Dito
Stanco dit
"La main d'or" (Dante
Cleri) et ses fils Clint ( Ángel Aranda) et Ken
(Sal
Borgese). Pour
pénétrer dans la tanière d'Espartero,
Sam se fait
passer pour le fameux bandit
«Le cerveau» et propose à Espartero la
capture de
Moikato
qu'il présente comme étant le fils d'un certain
Mokabo, contre une
rançon de 100 millions de dollars. Baby Morgan se
retrouve
libre mais les hommes du Colonel
Quint sont faits prisonniers. Moikato et ses passes de
karaté parviennent
à libérer ses amis. Tous se retrouvent dans la
maison du
juge. Pour finir le Colonel et ses hommes, en particulier Moikato,
deviennent gardiens pour assurer la
sécurité de la
banque.
Le
Colonel Quint (Alfredo Mayo)
et ses amis garantissent
la sécurité de la banque "Morgan & Company
FIN
|
II.- Remarques
2.1.-
Le metteur en scène
Tonino Ricci a
déjà dirigé Alfredo Mayo en 1971 pour
le western spaghetti " Cinq pour l'or des los
quadros". Les deux hommes
travailleront de nouveau ensemble sur le plateau de "Delirio
d'amore/Pasión" (1976) avec Macha
Méril, et de "Incontri con gli
umanoidi/Encuentro
en el abismo /Encounter in the deep" (1979) avec Gianni Garko.
La
distribution est presque plus " hétérogène"
encore que celle de la plupart des westerns spaghetti, avec la
présence d'un acteur vedette nord-américain, Dean
Reed, mais aussi du karatéka, le Japonais Iwao Yoshioka, aux
côtés de vieux briscards du
cinéma ibérique, Alfredo Mayo , Cris
Huerta et Fernando Sancho.
2.2.1-
Cris Huerta (1935 -)
L'acteur
de
son véritable nom Crisanto
Huerta Brieva est
né au Portugal (Lisbonne). Il a fait une carrière
assez similaire à
celle de Fernando Sancho. Il a interprété son
premier
rôle au cinéma en 1961, dans un péplum
mythologique
italien. Il s'est ensuite spécialisé dans les
westerns
spaghetti pour devenir bientôt un personnage de gros, sale et
méchant. En 1970
il joue déjà avec Alfredo Mayo dans le
western "Viva
Sabata". Il a également fait partie, parmi beaucoup d'autres
films, de la distribution du "western baguette" de Christian-Jaque,
"Les
pétroleuses" (1971) avec Brigitte Bardot et Jeanne
Moreau.
En 1995 il sera l'un des interprètes (Père) de
"La cité des
enfants perdus" (1995) de
Jean-Pierre Jeunet.
Sa filmographie alignera plus de 90 titres. Sa
dernière prestation date de 1997 dans un feuilleton de la TV
espagnole.
Dans
"storia di karatè... pugni e fagioli" (1973) de Tonino Ricci
il
forme un duo étonnant avec Dean Reed, une paire de
bandits, le svelte et le gros, le beau et le moche, un peu à
la façon des deux acteurs italiens plus connus sous les noms
de Terence
Hill
et
Bud Spencer : Un
sacré défi !
2.2.2.- Dean Reed (1938-1986): un vrai
homme de l'Ouest
Dean
Reed né le 22 septembre 1938 à Denver (Colorado)
- EU,
d'un père enseignant et d'une mère au foyer,
abandonne
ses études universitaires pour devenir chanteur de rock. Il
grave un premier disque en 1958 avec une chanson intitulée
"Our Summer Romance" (Notre romance d'été), un
succès qui devient si populaire en Amérique du
Sud (plus
spécialement en Argentine, au Chili et au Pérou)
que Dean
Reed devient là-bas plus connu qu' Elvis Presley. En
1962
il chante au
Chili (Concert à Puerto Montt). L' "US
rocker"
a également une notoriété
incroyable en
Argentine où il n'hésite pas à aller
chanter
gratuitement dans les quartiers pauvres et dans les prisons. Il anime
même sa propre émission
télévisée
à Buenos Ayres où il commence une
carrière
cinématographique avec une comédie musicale, "Ma
première fiancée" (1965) d'Enrique Carrreras. Il
tourne également au Mexique deux autres films musicaux dont
"Guadalajara en été" (1965) de Julio Bracho avec
Fernando Soto. Mais
ses idées progressistes pour ne pas dire marxistes
le font bientôt devenir un hôte
indésirable.
Il fait une tournée de
concerts en Union Soviétique (1966) puis il s'installe en
Italie où il a le
rôle principal dans son premier western spaghetti, " Dieu le
crée... Moi je le tue ! (1967) de Paolo Bianchini.
Il poursuit sa carrière cinématographique en
Italie et en
Espagne sous la direction de metteurs en scène des deux pays
dont notamment Ignacio
F.
Iquino. En 1971 il donne la réplique à Yul
Brynner dans
"Adios Sabata" de Franck Kramer. En 1973 (Février)
il est
l'une des vedettes
invitées au "Festival de la solidarité"
Chili-Vietnam, en Uruguay, la même année
que son film
tourné en Espagne "Storia di
karaté...pugni e fagioli/La ley del
kárate en el Oeste" de Tonino Ricci, avec Alfredo Mayo, et de
son déménagement vers Berlin - Est.
Dean Reed
continue en RDA et dans les pays communistes une brillante
carrière avec des concerts et des ventes de nombreux
disques. Il
devient également cinéaste avec un western, "Sing,
cow-boy, Sing",
tourné en 1981 dans les studios berlinois (partie orientale
de la ville) et un autre sur la vie du chanteur
militant chilien "Victor
Jara, 'El Cantor" (1978) décédé en
1973 et
considéré comme une victime des sbires du
général
Pinochet. Pour ces deux productions
Dean Reed avait également le rôle principal.
En
1985 Dean Reed peut faire un concert à
l'Université
de l'état du Minnesota
(EU) et l'on dit que l'artiste rebelle envisage de rentrer
définitivement dans son pays. Mais le 13 juin 1986, il est
retrouvé mort dans un lac près de son domicile
à
Berlin - Est . On parle d'accident, de suicide, d'assassinat : Une
nouvelle légende commence...
Sur
la vie de Dean Reed, qui aurait osé écrire un
scénario? Impossible, manque total de
réalisme
auraient dit les producteurs!
Si
le sujet vous intéresse, vous pouvez consulter
www.DeanReed.de

ДИН РИД
(1938-1986)
2.2.3.-
Iwao Yoshioka (1946-)
Iwao
Yoshioka est un authentique champion mondial de Karaté
qui a vu le jour à Kumamoto au Japon
en
1946. Il a interprété trois rôles du
même
genre dans les années 70 sous la direction de metteurs en
scène italiens: "Un
homme appelé Karaté" de
Michele Massimo Tarantini; Pascualino Cammarata/Pascualino
Cammarata, capitán de fragata; et
"Robin, flèche et karaté" ( 1976)
de Tonino Ricci avec Victoria Abril débutante.
2.2.4
- Fernando Sancho (1916-1990)
On
ne présente plus Fernando Sancho , acteur aragonais
de
près de 240 rôles au cinéma, il est
vrai le plus
souvent secondaire, dans des films surtout espagnols mais
aussi italiens, français, allemands,
grecs. Une fois
encore
c'est lui le méchant. Il se retrouve avec
Alfredo Mayo qu'il avait côtoyé en
1947 dans le film "Héros de 1895" et qu'il avait fait
souffrir comme garde
civil dans "Collé
en communisme" (1955), avant de participer avec lui aux " 55
jours de Pékin" (1963), à
"Libido"(1970), "La vengeance du zombie" (1973),
"Ces messieurs aux boutons à l'ancre de marine" (1974) et
"Dieu, l'enfant et la mer" (1983).
"Storia
di karaté...pugni e fagioli" (1973) de Tonino
Ricci
est un western spaghetti tourné en Espagne (Catalogne) sous
l'impulsion de la famille d'hommes d'affaire Balcázar. Bien
sûr il ne s'agit pas d'un chef-d'oeuvre du cinéma
ni
même du western spaghetti. Le
mélange de genre entre karaté et bandits de
grands
chemins, est assez artificiel mais suffisamment
surprenant pour nous faire passer un moment
agréable et nous
détendre sans plus d'ambition. Le film qui ne manque ni d'humour
ni d'esprit imaginatif est illustré par une musique très
sympa et de belles bagarres et nous permet en prime de
découvrir le fameux Dean Reed surnommé l'Elvis
rouge, sans doute guère connu dans les pays francophones mais
qui fut une véritable star en Amérique latine puis en
Allemagne de l'est et dans les pays communistes.
Bien
sûr nous préférons notre acteur de
prédilection dans des films en noir et blanc et dans des
genres
qui correspondent plus à nos goûts
cinématographiques. Cependant il nous faut confesser que
nous
nous sommes amusées avec sa parodie de bandit. Et c'est
intéressant de découvrir qu'il a comme "camarade"
cinématographique Dean Reed, le fameux
"Elvis Rouge",
dans un film qui, si on se réfère aux nombreuses
traductions en langue étrangère du
titre, a eu une diffusion plus importante que
beaucoup d'oeuvres cinématographiques avec Alfredo Mayo
pourtant bien meilleures mais strictement espagnoles
et en noir & blanc...
Dean Reed, Cris Huerta & Alfredo Mayo dans "La ley del kárate en el Oeste"
Version française DVD ou VHS récente de "La
ley del kárate
en el Oeste" : NON a priori
Mais dans les sites marchands de la toile on peut
parfois trouver des opportunités d'achat d'occasion de version
anglaise ou allemande. La mule (ou bêbête du même
genre) n'est pas non plus à négliger.
o-o-o-o-o
Page
créée le : 30 octobre 2008 -
Dernière mise à jour le : 28 décembre 2009
www.don-alfredo-mayo.com
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