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Alfredo Mayo -
1982
Hablamos esta noche
(Proposition de
traduction: Cette nuit nous
parlons) |

Mise
en scène de: Pilar
Miró |
Argument
: Pilar
Miró
Scénario : Antonio Larreta, Pilar
Miró
Producteur exécutif : Helena Matas
Directeur de production : José Manuel M. Herrero
Directeur de la photographie : Juan Amoros
Musique : José Nieto
Montage: José Luis Matesanz
Son studio:
Francisco Peramos
Effets spéciaux: Luis Castro
Effet son extérieur: Jesús Peña
Son tournage : José Nogueira
Adjoint pour le montage: Claudio Garcia
Auxiliaire de montage: Lucio Cortes
Chef de l'équipe électricité: Mariano
Cardenas
Costume: Marina Rodriguez
Caméramen adjoint: Julio Leiva
Auxiliaire caméraman José Luis Aguilar
Photo fixe: Alejandro Diges
Coiffure: Paquita Núñez
Décors: Luis Vázquez
Scripte: Yuyi Beringola
Régisseur: Juan de la Flor
Auxiliaire de production: José Antonio Romero
Maquillage: José Antonio Sánchez
Vestiaire: Maiky Maria
Chef de production: Marisol Carnicero
Adjoint de production Miguel Ángel Diez
Material
électrique: Ricardo Arenas
Laboratoires: Madrid Film SA
Studios de sonorisation: Tecnison SA
Caméras: Cámara Rent
SA
Transport: Cinegasa
Produit par
Kartus Producciones Cinematográfic SA
Pilar Miró Romero -
Jet Films SA
Distribué par
In-Cine Distribuidora Cinematográfica SA
Tournage en extérieur en Cantabrique, Asturies et
à Madrid
35 mm
- Couleur Eastmancolor
Durée initiale : 96 minutes aprox.
Première à Madrid le 16
septembre 1982
(Cinémas Proyecciones, Carlton)
Non recommandé aux moins de 13 ans
Dédicace du film à Gregorio de
Rábago
[Note
de www.don-alfredo-mayo.com : Probablement le
célèbre chirurgien cardiologue espagnol]
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Interprètes
Víctor
Valverde, Daniel Dicenta, Amparo Muñoz , Mercedes Sanpietro,
Alfredo
Mayo, Álvaro
Tafur, Myriam de Maetzu, Fabián
López Tapia, Francisco Guijar, Vicente Cuesta, Juan
Jesús
Valverde, Francisco Merino, Laura Culat,
Francisco
Melgares, Salvador Gayarre, Cristina Banegas. Avec
la collaboration de Conrado San
Martín et Amparo Soler Leal.
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I.-
L'histoire
L'histoire
débute par les retrouvailles dans la province de son enfance
(Oviedo)
de
Victor (Víctor Valverde) avec son père (Alfredo Mayo),
devant la tombe de la sœur de
Víctor qui, toute jeune femme
encore, s'est suicidée il y a de cela quelques
années. Et
l'on découvre que Victor, d'une manière
générale, a profondément
déçu son père (Un vieux monsieur,
semble-t-il, très représentatif de
l'époque franquiste) qui lui dit "On ne sait jamais si on
peut compter sur toi".
De retour à
Madrid, Victor est appelé par sa
femme Maria
Rosa avec qui il ne vit plus mais qui reste en contact
étroit
avec son ex-beau-père. Maria Rosa (Amparo Soler Leal)
apprend
à Victor que leur fils, grand adolescent, est homosexuel. Le
soir Victor retrouve son actuelle compagne dont il commence
à se lasser. Mais il doit repartir dans
le NO de l'Espagne où va être bientôt
inauguré une centrale nucléaire (Zapater) dont il
est
responsable de la mise en fonction. Il est accompagné
de Clara, une stagiaire diplômée en physique
nucléaire qui va devenir son amante. Victor en visite
d'inspection sur la centrale nucléaire retrouve son ami et
subordonné Luis
María (un
type plein de
qualité mais
qui malheureusement boit trop). Celui-ci pense que la centrale
nucléaire peut présenter des vices de
construction et
lui
demande de faire arrêter sa mise en fonction pour
vérification. Confronté à une
situation
professionnelle
grave et empêtrée dans ses difficultés
familiales
tout azimut, Victor a du mal à s'y retrouver et
à agir ...
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II.-
Commentaires
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Pauvre
Víctor et triste film...
« Hablamos esta noche » (1982) est un film
très marqué par son époque
et
les "combats variés"
menés par sa réalisatrice, la très
emblématique Pilar
Miró.
Le protagoniste principal (Victor) est, ou tout au moins nous semble
t-il, une représentation à la Pilar
Miró
de l’archétype supposé
des
années quatre-vingts
du mâle espagnol quarantenaire.
Issu
sans doute d’une famille qui s'est toujours
trouvée
très légaliste vis à vis du pouvoir en
place
après la guerre civile,
c'est un mari et compagnon infidèle, un
fils, frère et père
indifférent voire irresponsable, un cadre
pusillanime, etc. Vraiment ce pauvre Victor n'a pas de
chance! Personnage
médiocre
il se trouve confronté à une accumulation de
situations
difficiles: une sœur qui
s’est
suicidée, une mère disparue depuis longtemps, un
père avec qui il se s’entend guère, un
divorce, une
compagne qui ne lui plaît plus, un fils homosexuel, etc. et
pour compléter le tout, une
centrale
nucléaire qui fuit. Trop, c'est trop pour un seul homme!
D'ailleurs les hommes en général dans
ce film font
priètre figure et même le collègue qui
est
politiquement et courageusement engagé (affiche du Parti
socialiste espagnol dans son bureau), rend honnêtement compte
de
ses craintes quant au fonctionnement de la centrale, mais c'est
malheureusement un alcoolique qui a eu un accident de parcours dans sa
vie professionnelle.
Heureusement les femmes sont là! Des
héroïnes
courageuses et tolérantes
(l’ex-épouse),
voire très tenaces et libérées (avec
une partie de
jambes en l’air pour faire un film à la page)
comme la
physicienne nucléaire.
Bien sûr le film a pour but de
dénoncer les centrales nucléaires et leur
dangerosité. Un message très
porteur à l’époque pour la famille
politique à laquelle Pilar Miró était
attachée tandis que de violentes manifestations avaient
déjà été
organisées à
plusieurs reprises dans le pays pour empêcher la mise en
fonction
de centrales déjà construites (1981). Le
gouvernement de
Felipe
González, le
premier président socialiste
(de 1982
à 1996)
après la
mort du général Franco
(1975),
décidera en 1984 d’un
moratoire nucléaire et fera suspendre la construction de 5
centrales. De nouveau au pouvoir en 2004 les socialistes prendront
la résolution d’abandonner
l’énergie
nucléaire en Espagne dans un délai de 20 ans*.
* Compte tenu du nombre de ses
habitants et de
sa superficie, des actuelles possibilités de barrages
hydrauliques et des grandes zones désertiques pouvant
recevoir
des éoliennes et panneaux solaires dont l'installation
semble ne
pas entraîner trop de préjudices en
diminuant les
zones de culture indispensable à l’alimentation de
sa
population, l’Espagne de par cette décision de
moratoire,
ne semble pas sur le court terme s’être
placée dans
une situation intenable. L'énergie de provenance
nucléaire en Espagne aujourd'hui est d'environ 20% de la
production d'électricité. (Quelques autres pays à titre d'exemple, en France et en Lituanie: ~80% production électrique est d'origine nucléaire;
en Belgique 60%; en Suisse, en Allemagne, en Hongrie: ~30%; au Royaume Uni et aux EU: ~20 %).
Cependant il faut noter que la consommation électrique en
Espagne a augmenté de 50% entre 1997 et 2006.
Le problème est donc très complexe et demande des
experts dont les avis sont aujourd'hui très
partagés.
L’avenir dira si les positions gouvernementales
espagnoles des années 82 et 2004 (décisions du même
ordre prises
d’ailleurs par d’autres pays dont certains
les ont
déjà remises en question) sont et resteront
réalistes.
«Hablamos esta noche» (1982) très
caractéristique du cinéma de Pilar
Miró
n’est
cependant pas son meilleur long
métrage dans une filmographie constituée en
majorité de films
dits engagés qui
sont d'ailleurs la marque de fabrique de la réalisatrice.
Pilar Miró est également
co-rédactrice de l’argumentaire et du
scénario de ce film qu’elle a
coproduit. Et
loin d'être pour ce travail une artiste inspirée
du Septième Art, elle nous semble ici un
tâcheron
appliqué
et bien conformiste au
service de thèmes
en vogue, sous l'angle de certains courants politiques dominants, comme
l’écologie et
l’anti-nucléaire, le féminisme, la
libération sexuelle, la théorie du genre, la
corruption
des partis traditionnels au pouvoir, etc.
Nous lui préférons sans hésiter parmi
ses dernières œuvres (et
sans doute la moins partisane)
tournées pour le grand écran, « Le
chien du
jardinier
», une adaptation très classique de la
célèbre œuvre de Lope de Vega, un des
grands
dramaturge du Siècle d’Or espagnol.
Réédition
du film "Hablamos esta noche" (1982) de Pilar Miró
Années 90 (VHS) et 2005 (DVD)
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III.-
Conclusion
Bref,
nous trouvons « Hablamos esta noche » (1982) de
Pilar
Miró tellement
didactique qu’il en devient ennuyeux. Il est en
outre profondément
déprimant avec des personnages fantoches balayés
par les
évènements et vraiment bien loin
d’être
maîtres de leur destin. C'est un film où tout est
négatif et gris et qui donne une vision, pour nous
erronée, d'une
humanité finissante
bien
désespérante et
désespérée.
Néanmoins le film réussit à attirer
quelques 230
000 spectateurs à sa sortie. Aussi allons-nous essayer de
nous
racheter de notre critique sévère,
bien que nous
soyons sans doute "indécrotables" en matière de
goût
cinématographique. Nous admettons donc que "Hablamos esta
noche"
(1982) de Pilar
Miró nous permet de découvrir
un sujet qui a jamais été
traité au cinéma espagnol: les centrales
nucléaires, et surtout de retrouver,
mais
on s'en serait douter, notre
cher Alfredo Mayo,
dans
l’un de ses derniers
rôles. |
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| Fiche
créée le 6 avril 2009 - Dernière mise
à jour le 10 mai 2009 |
| www.don-alfredo-mayo.com © |
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