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Alfredo Mayo -
1982
La Leyenda del tambor
(La légende du tambour) |

Autres titres : El
Niño del tambor (Mexique)
El Timbaler del Bruc
(en catalan)
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| Mise
en scène de Jorge Grau |
Argument:
Basé sur la légende populaire "Le tambour du
Bruch)
Scénario : Jorge Grau , Benito Alazraki , Luis Murillo
Coproduction : Nuevo Cine S.A. (Espagne) - Conacine
(Mexique)
Distribué par: Cinematográfica Pelimex S.A.
Producteur exécutif : Samuel Menkes
Directeur de production : Enrique Bellot
Directeur la photographie : Fernando Arribas
Photographie 2ème unité: Hans Burmann
Caméra : Julio Madurga
Musique : Santi Arisa (dont
Musique populaire catalane)
Montage : Mercedes Alonso
Direction artistique : Eduardo Torre de la Fuente
Costumes : Pedro Ramos
Maquillage : Fernando Florido
Son : Enrique Molinero
Adjoint pour la mise en scène : Martín
Sacristán
Effets spéciaux: Pablo Pérez
35 mm. Color - Eastmancolor- Panorámico.
Durée d'origine : 98 minutos
Laboratoires : Fotofilm Madrid -Estudios de sonido : Cinearte -
Sonoblock
Lieux de tournage :
El Bruch, Abrera, Esparraguera, Rupit (Province de Barcelone).
Navacerrada, Talamanca del Jarama, Torrelaguna (Madrid)
Première
:
le 31-05-1982 Madrid (Cinémas Roxy B,
Narváez)
Classification:
Spécialement recommandé aux enfants
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Interprètes:
Andrés
García (Juan Clussá) ,
Mercedes Sampietro (Rosalía) , Jorge Sanz (Isidro Clussá) , Alfredo
Mayo (Le grand père Clussá) ,
Diana Bracho (Paula) ,
Vicente Parra
(Le maire Mantesa) , Guillermo Antón (Viñas) ,
Roberto
Camardiel (Le Père
Ramón) , Antonio Canal (Franz
Krutter) ,
Eduardo Bea (Carrió) , Aldo Sandrell (General Schwartz) ,
Iñaki Aierra (Pierre) , Jorge Basso (Paul) , Fernando
Hilbeck
(Le Chanoine) , José Luis Barceló
(Le maire Sampedor)
, Luis Marín (Le caporal français) , Alejandro de
Enciso
(Lafaylle) , Javier de la Cima (José Clussá) ,
Marinen
Grau (Josefa) , Feli Valencia (Nuria) , Víctor Carlos
Fidalgo
(Lorenzo) , Jordi Cárroga (Patufet) , Raúl Freire
(Ujier)
, Emilio Higuera (Quintana) , José Sacristán
(Mol) ,
Teresa Guaira (La femme de Quintana) , Francisco Jarque (L'aubergiste) ,
José Riesgo (L'Évêque) , Alfonso
Castizo
(un maquisard) ,
David García , José Manuel Martínez ,
Antonio
Tárraga , Luci Valencia , Pilar Cañizares , Rotoa
Lefé , Angela María García Vega ,
Daniel Muntaner
, Toni Quiñonero , José Aulet , Juan
Ramón
Casanovas , Luis Sala , Francisco Pons.
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1.- Sinopsis de "La leyenda
del tambor" (1982) de Jorge Grau
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| Au début de
la Guerre
d'Espagne
(1808-1814), un
enfant du nom d'Isidore (Jorge Sanz) fait résonner son petit
tambour dans les montagnes du Bruch en Catalogne, Son enthousiasme et
l'écho l'aident à faire croire à un
détachement de l'armée française que des milliers
d'hommes
armées l'attendent pour livrer
combat. |
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2.- Remarques
Le film "La leyenda del tambor" (1982) est la
première version en couleur mais la deuxième
cinématographique d'un évènement
peut-être légendaire qui aurait eu lieu durant une
vraie bataille, celle de civils catalans contre les troupes
régulières françaises en juin 1808, la bataille du Bruch.
2.1.- Le
contexte géographique et historique:
Le Bruch (Bruc en catalan) est actuellement
une petite municipalité d'environ 1500 habitants (Les
bruguenses) située près d' Anoia, province de
Barcelone, à 50 kilomètres au nord de la capitale
de la Catalogne.
Le 6 juin 1808, au col du Bruch aux gorges particulièrement
abruptes, un mois après le soulèvement populaire
de Madrid (Voir le film “ El
abanderado” (1943), avec déjà
notre acteur préféré Alfredo Mayo), et deux
mois avant la terrible défaite française
de Bailén
(Andalousie) des troupes du Général Dupont (Voir
aussi le film “ Los
guerrilleros ” - 1963),
des civils (paysans, notables, ecclésiastiques, etc.) de la
contrée montagneuse d' Anoia, au lieu dit le Bruch, attaquent
avec succès des unités de la “Grande
Armée”. Désormais
on considère le Bruch comme la première défaite
des Français en Espagne et du règne de Joseph Bonaparte
imposé par Napoléon, ou la première victoire
de la guerre dite guerre
d'indépendance (1808-1814) menée par le peuple espagnol contre les troupes
napoléoniennes, .
Plus tard on put lire l'histoire d'un enfant
au tambour qui aurait mis en déroute les
Français, dans un petit ouvrage, «Lo timbal del
Bruch» imprimé à Vich en 1890 et
comprenant une cinquantaine de pages écrites
en catalan par le curé de la paroisse, Antonio Vila. Un article de Gómez de
Arteche, “El tamborcillo de San Pedor”, a
également relaté cette histoire.
2.2.- La première version cinématographique
"El tambor del Bruch" (1948) d'Ignacio F. Iquino
En 1948, alors que les relations
entre la République française et
l'État Espagnol sont exécrables
(Frontières fermées, embargo
économique), sous la pression en particulier des communistes
très représentés à la
chambre de députés et au gouvernement
français, Ignacio F. Iquino tourne
“ El tambor del
Bruch” avec, dans les rôles principaux,
José Nieto et Ana
Mariscal. Il se peut que cela ait été
une manière de souligner l'inimité entre les deux
pays et de montrer de nouveau qu'un pays même affaibli et
isolé était capable de résister
jusqu'à la victoire.
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Feuillet programme et affiche de laremière
version cinématographique de la mythique histoire de
l'enfant catalan, le tambour du Bruch avec parmi les acteurs
adultes José Nieto et Ana
Mariscal
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| 2.3.- La seconde version : "La
leyenda del tambor" (1982) de Jorge Grau |
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Il s'agit d'une coproduction
hispano-mexicaine très sympathique et qui se laisse voir en famille avec plaisir.
Réservée aux jeunes spectateurs, tout au moins le disait la
classification de l'époque, elle nous permet de
découvrir un jeune acteur qui fera plus tard parler de
lui, Jorge Sanz , dans le rôle d'Isidore Clussà, l'enfant
au tambour, qui dirige avec détermination sa bande de gamins. En outre les décors et les costumes nous donnent
des intéressantes informations sur le
début du XIXème siècle et les différents personnages, côté espagnol, sont rès bien représentés (à
nos yeux de non experts en histoire).
Les paysans catalans sont conseillés par deux militaires de
profession, un Français déserteur qui proclame haut et
fort sa fidélité à la république et sa
haine de l'empereur qui a trahit la révolution et le droit du
peuple, et un Suisse, garde suisse des Rois
d'Espagne, resté fidèles aux souverains espagnols. Les
troupes françaises quant à elles paraissent
représentées d'une manière plus
caricaturales que dans des films comme "El abanderado" (1943) ou " Los guerrilleros " (1963).
Et puis nous
retrouvons bien sûr Alfredo Mayo qui aborde
cette fois-ci la guerre contre les Français, dite "guerre d'indépendance"dans
le
rôle du grand père d'Isidro, un propriétaire
à l'aise, homme d'influence dans la contrée, qui soutient
d'abord le maire "afrancisé" qui considère que les
Français, le roi Joseph et sa constitution amènent la
modernité en Espagne.

Le grand-père Clussà (Alfredo Mayo) et son petit fils Isidro (Jorge Sanz)
Mais pourquoi faire en 1982 un film sur les
guerres napoléoniennes en Espagne. Sans bien sûr
vouloir taire l'importance de l'incroyable et magnifique
résistance nationale du peuple espagnol, c'était
une histoire du passé. Mais c'était peut-être aussi une façon de mettre en avant la
spécificité catalane, sept ans après
la mort du Chef de l'État Espagnol, et de la disparition
progressive du centralisme madrilène.
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Pochette
d'unecassette VHS
"La leyenda del tambor" - Années 1990
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Et grâce
au marché nord-américain nous pouvons profiter du
film " El niño del tambor" en DVD - NTSC - Desert
Mountain Media - 2007 ©
dans la collection " Cinéma mexicain contemporain "
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| Fiche
créée: le 18 avril 2008 - Dernière
mise à jour
: le 6 novembre 2008 |
| www.don-alfredo-mayo.com © |
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